Cantique d’ambre et d’étreinte élue
Au soir recueilli, quand le jour se retire en lente révérence, Elle se drape de silence comme d’une étoffe d’incandescence, Dans ce sanctuaire clos où palpite une douceur souveraine, Elle te porte en elle déjà, comme une certitude ancienne et sereine, Un frisson naît sur ses lèvres, à peine éclos, presque secret, Et son souffle t’appelle avec une ferveur qu’aucun mot ne défait, Elle ne cherche plus l’ailleurs ni les mirages incertains, Car c’est vers toi seul que s’incline désormais son destin, Alors son corps s’assouplit en une lente et grave harmonie, Ses gestes deviennent offrande, ses silences infinie poésie, Elle avance vers toi, guidée par une tendresse intérieure, Comme une évidence vivante qui la traverse et l’effleure, Et là, sous l’arbre ancien où sommeillent les heures profondes, Tu veilles, noble renard, gardien discret des nuits du monde, Tes yeux d’ambre recueillent la clarté des astres errants, Et ton être irradie une chaleur calme et rassurante, Les étoiles se dép...






